Le Crabe des Arts

Baby Driver


Derrière ce titre peu flatteur se cache un sympathique divertissement, ultra rythmé, qui mêle musique, humour et course-poursuite. Le Crabe l'a vu en avant-première, avis aux amateurs !


American system

Edgar Wright, réalisateur anglais à la filmographie désopilante - on lui doit le précurseur Shaun of the Dead, ou le récent et barré Dernier Pub avant la fin du monde - débarque aux États-Unis et tente un braquage d'envergure. Certains diront qu'il a eu les yeux plus gros que le ventre et que le résultat n'est pas à la hauteur de son ambition, malgré tout, son Baby Driver possède d'indéniables qualités qui le hissent hors de la banalité.
D'abord, un montage métronomique, en adéquation avec sa bande-son, qui propulse le film du côté de la comédie musicale instrumentale. Ici, point de numéro de chant mais une BO non-stop et des images qui s'enchainent uniquement sur le tempo. Ensuite une ribambelle d'acteurs "hypes" qui sont là pour assurer le "show". Alors certes, cela peut paraître hautain, mais le second degré indissociable de l'œuvre d'Edgar Wright sauve de toute prétention mal venue.

Drive, Baby driver

La rencontre de Lily James et Ansel Elgort
La rencontre de Lily James et Ansel Elgort
Évidemment, on pense au Drive de Refn, à cause de sa ressemblance aussi bien dans le titre que dans l'histoire. Tous deux mettent en scène un chauffeur doué, mais impavide et mutique, au service de dangereux braqueurs, et dont la rencontre avec une fille le mettra dans une situation embarrassante. Mais Baby Driver cherche à éblouir et à devancer ses références en changeant de registre et en prenant un virage serré de cool attitude exacerbée.
Bien que cela se fasse de manière péremptoire, on ne peut que reconnaître une certaine maestria dans l'exécution. Car le long-métrage s'avère franchement dynamique, avec des courses-poursuites ébouriffantes, des réparties cinglantes et des instants exclusivement musicaux bien pensés. De plus, derrière sa fausse nonchalance, Baby Driver affiche un vrai travail de mise en scène. On note également un romantisme à la fois enfantin et ludique, qui ravira le public adolescent.

Ansel Elgort, Jamie Foxx, Eiza Gonzáles et Jon Hamm
Ansel Elgort, Jamie Foxx, Eiza Gonzáles et Jon Hamm
Côté acteurs, le jeune Ansel Elgort, vu dans Divergente, cabotine un peu trop même si son personnage demeure crédible. Son duo avec Lily James (qui ressemble fortement à Imogen Poots) crée une belle alchimie.
Concernant les bad guys, Kevin Spacey est fidèle à lui-même, Jamie Foxx lui, n'effraie pas assez, et c'est donc Jon Hamm, le héros de Mad Men, qui s'en sort le mieux. Pour le plaisir, on découvre également la mexicaine Eiza Gonzáles qui s'avère éblouissante de beauté, Jon Bernthal (The Walking dead, premières saisons) et Flea, le bassiste des Red Hot Chili Peppers.
En définitive, un cocktail pétillant et coloré, qui octroie une place primordiale à la musique, et qui se savoure sans rechigner durant l'été !

BABY DRIVE
Réalisé par Edgar Wright
Avec Ansel Elgort, Kevin Spacey, Lily James, Jamie Foxx, Jon Hamm, Eiza Gonzáles, Jon Bernthal et Flea.
Sortie le 19/07/17
Durée : 1h53
Nationalité : Britannico-américain

Rédigé le Mardi 27 Juin 2017 | Lu 70 fois | 0 commentaire(s)



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