Le Crabe des Arts

A l'affiche





Remarqué au festival de Cannes, voici un bon petit film de braquage, sans esbroufe ni grandiloquence, qui s'attaque au genre avec sincérité.


Comancheria
Filmé comme la chevauchée crépusculaire d'un western contemporain, Comancheria suit la calvalcade de deux frères qui deviennent des hors-la-loi en s'attaquant à des banques, afin de récupérer le ranch hypothéqué de leur mère décédée. Alors bien sûr, pour les rangers locaux chargés d'arrêter les malfrats, les deux frères braqueurs deviennent des ennemis publics. Pourtant l'habileté du réalisateur permet au film de ne jamais sombrer dans la lutte manichéenne simpliste. 
Comancheria est un long-métrage humaniste qui ne permettra pas au spectateur de prendre indéniablement parti pour l'un ou l'autre des deux camps, mais qui déroulera le cours inéluctable des choses, lorsque des hommes prennent des chemins qui les opposent. Ainsi on navigue entre les deux binômes, deux frères d'un côté et deux enquêteurs de l'autre, et on assiste à leur match dangereux, à la vie à la mort.

A l'affiche





Profondément humaine et bouleversante de véracité, cette histoire d'enfant caché réussit à parfaitement traduire la force des sentiments enfouis.


Le fils de Jean
Imaginez que vous n'ayez jamais connu votre père, et que soudainement un coup de fil vous annonçait sa mort. Et alors que vous gagnez Montréal pour assister à son enterrement et rencontrer vos deux frères qui ignorent tout de votre existence, voici que le vieil ami de votre père, Pierre, vous relègue malgré vous à l'anonymat. C'est ce que va vivre Mathieu, le personnage central du nouveau drame de Philippe Lioret.
En nous mettant dans la peau de Mathieu, commercial innocent et curieux, le long-métrage nous fait vivre une histoire extraordinaire, mais noyée dans le quotidien. Et malgré son rythme lent et immersif, Le fils de Jean est construit comme un thriller. Il permet ainsi de maintenir un certain suspense durant lequel, tout comme son personnage central, nous cherchons à connaître le fin mot de l'histoire. Et lorsque les clefs de cette trame obscure nous sont enfin délivrées, nous sommes tout à la fois émerveillés et émus.

Trois ans après le sensationnel "Psycho Tropical Berlin", La Femme se libère à nouveau avec un deuxième album hors norme, révolutionnaire, fascinant. Plongée dans ce mystère réjouissant qui bouscule sans retenue la pop française.


L'éclectisme pop des débuts de La Femme a mûri. Dans Mystère, il se déploie dans les meilleurs recoins de la galaxie sixties ; son esprit bouillonnant ne cesse de planer avec des rythmes binaires effrénés à grands coups de tambourin, des bidouillages électro-acoustiques intergalactiques, ou des choeurs féminins magnétiques. On se régale des hommages décalés, notamment à Gainsbourg "Exorciseur", au Velvet Underground "Septembre", ou à Ennio Morricone "Le vide est ton prénom". Mais rien de nostalgique dans tout ça, bien au contraire.
Grâce à son humour, sa fraîcheur, sa légèreté, La Femme trouve là une identité ultramoderne, en phase totale avec son époque comme l'avaient fait dans les années 80 des groupes mythiques, dont on sent l'influence, comme B'52s, Taxi Girl, Young Marble Giants , ou même Plastic Bertrand. Les textes, souvent écrits au fil de l'eau, ne s'embarrassent pas d'une prosodie souvent approximative ce qui fait aussi leur charme; sans complexe, ils abordent, avec gourmandise, une foule de sujets et de style très actuels, du plus prosaïque ("Mycose", "Septembre"), amoureux ("Le vide est ton nom," "Elle ne t'aime plus"), sexuel ("Tatiana", "SSD"), ou philosophique ("Où va le monde",) au plus mystérieux et poétique ("Sphynx", "Vagues").

Jeu clôturé !


Places à gagner pour le théâtre de Grasse
Mis en scène par le protégé d'Irina Brook, Hovnatan Avedikian (!), Baie des Anges est un texte de Serge Valletti (auteur marseillais),adapté pour la scène en coproduction avec le théâtre de Grasse, à l'issue d'une résidence de création dans le théâtre. 
>>> Une mise en abyme qui présente trois personnages, un photographe plasticien et deux comédiens qui se retrouvent pour monter une pièce de théâtre.

Des invitations à gagner en cliquant sur la date de votre choix (assurez-vous d'être libres si vous jouez merci !! Ne prenez pas la place de quelqu'un d'autre.) :



Rédigé par .

Belle rentrée à tous !!! Et qui dit rentrée, dit rentrée ciné. Il était temps ! Fini les blockbusters estivaux, ouf. Les bons films sont de sortie en ce début d'année, on attend d'excellents crus.
Et nous, on vous invite !! Enfin... on invite ceux qui ont la fibre cinéphilique en eux... le sens aiguë de la formule alambiquée et des références... d'ailleurs, voici notre nouvelle énigme. Bonne chance !


16 places de cinéma à gagner
Enigme : Princesse éternelle, c'est dans l'eau chlorée que le plus beau des samouraïs m'a fait tourner la tête.
Même si je me suis arrêtée en enfer, le plus important fut d'avoir aimé les choses de la vie...

Qui suis-je ?


Vous avez la réponse ? Hé hé, aller, rendez-vous à CE LIEN et puis sur votre boite mail à la fin du mois ! 

A gagner : 2 places de cinéma valables dans les cinémas Pathé de Nice (Lingostière, Paris et Masséna).



Rédigé par .

A l'affiche





Vous appréhendez d'éteindre la lumière, de voir apparaître une silhouette dans les ténèbres ?... Ce film va raviver vos peurs !


Dans le noir
Si vos enfants vont voir ce film, ne vous étonnez plus s'ils refusent de dormir sans une petite lumière : ils auront une bonne raison ! Car Dans le noir prend un concept extrêmement simple et efficace, celui de faire apparaître une créature dès que le noir se fait, et il se joue de notre peur primale avec vice.
Pour son premier long-métrage, le réalisateur David F. Sandberg place en son centre une famille en perdition dont les membres voient se matérialiser une terrifiante créature, chaque fois qu'ils sont plongés dans le noir. Et le jeu du "j'éteins tu y es, j'allume t'y es plus !", fonctionne à merveille. Ainsi la mise en scène provoque quelques belles sueurs froides à qui est sensible au genre. D'ailleurs le public de la salle obscure ne pouvait se retenir de réagir tant le climat devenait anxiogène.

Adapté de son propre film, Steven Soderbergh produit ce qui est sans doute une des meilleures nouvelles séries de l’année. Après le succès du brillant "The Knick", le réalisateur palmé de "Sexe, Mensonges et Video" nous démontre que même s’il a arrêté le cinéma, il y a encore beaucoup de place pour son talent à la télévision.


The Girlfriend Experience

Portraits





Artiste dans l'âme, Jared Leto est un touche à tout : peinture, musique, télévision, cinéma... Rien ne lui résiste, pas même les barrières physiques.


Jared Leto

À 21 ans, il débarque à Los Angeles, où il lui faudra seulement deux années pour décrocher en 1994, son premier rôle dans la série télévisée Angela, 15 ans. Beau gosse de service, un an plus tard, il débute sa carrière au cinéma avec Le Patchwork de la Vie. De là, Jared Leto trouve rapidement sa place et met sa polyvalence à profit en passant d'un ado irlandais dans The Last of the High Kings (1996), à un coureur olympique dans le biopic Prefontaine (1997), et enfin, à un jeune journaliste face à un tueur en série dans Urban Legend (1998).

A l'affiche





Acclamé et auréolé d'une caméra d'or au festival de Cannes, "Divines" est la claque cinématographique attendue : rageur, éprouvant et en état de grâce.


Divines
À l'image de la mentalité du personnage de Rebecca, Divines navigue entre coup de poing et caresse, et nous plonge tête la première dans son univers âpre et séduisant.
Âpre parce qu'il prend place dans la dureté des milieux défavorisés, et séduisant parce que les situations sont ponctuées d'éclaircis, d'humour et d'une rage de vivre qui illuminent le drame.
Le personnage principal, Dounia, est une toute jeune femme qui cherche à améliorer son quotidien, vivant dans une sorte de bidonville avec une mère serveuse et alcoolique. Dounia tentera par tous les moyens de devenir riche, et d'entraîner dans son sillage sa meilleure amie, Maimouna. Mais comment y parvenir quand on grandit dans une cité ? Le plus évident semble de prendre exemple sur une plus grande, Rebecca, qui sévit dans la revente de drogue et roule en cabriolet.
Peut-on retransmettre la réalité des vies de quartiers, sans nous asphyxier de clichés et de discours moralisateurs, tout en dévoilant les opportunités et les conséquences des mauvais choix de chacun ? La réponse est oui ; pari réussi pour la réalisatrice.

Seul concurrent face au paquebot "Star Wars", la nouvelle saga "Star Trek" n'a pas à rougir de la comparaison, bien au contraire, ce troisième épisode clôture en beauté la trilogie initiée par J.J. Abrams.


L'actrice Sofia Boutella
Doté du même budget que le précédent Into Darkness, à savoir 185 millions de dollars, Sans limites demeure un divertissement pop-corn haut de gamme qui parvient à nous en mettre plein la vue, grâce à ses effets spéciaux, sans pour autant nous abrutir.

Avec énormément de plans vus de l'espace, le film nous plonge au cœur de la splendeur du style space opera, avec ses vaisseaux, ses batailles intergalactiques et ses mondes dépaysants. Bref l'USS Enterprise rivalise avec le Faucon Millenium et brille d'un dynamisme surprenant - même dans le naufrage ! Et tandis que l'été nous a abreuvé de blockbusters très décevants - Suicide SquadInsaisissables 2, ou Jason Bourne - voici que Star trek assure enfin le grand spectacle. Mais attention, on ne parle tout de même pas de chef-d'œuvre, simplement d'un divertissement colossal, à la hauteur de son budget.
1 2 3 4 5 » ... 68