Le Crabe des Arts

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Être pris au piège dans votre voiture au beau milieu d'un tunnel effondré, ça vous dirait ? Voici ce que vous propose de vivre ce film coréen haletant !


Tunnel
Tout commence dans une banale station-service. Lee Jung-Soo, concessionnaire de voiture, fait le plein avant de continuer son trajet. Il est seul au volant de sa berline avec, à l'arrière, le gâteau d'anniversaire pour sa fille. Mais lorsqu'il passe dans le tunnel de Hado, les événements vont prendre une tournure cauchemardesque.
Avec Tunnel on entre dans le vif du sujet au bout de cinq minutes à peine. Notre héros, aussitôt pris au piège à cause d'un glissement de terrain, va devoir user de persévérance pour survivre.
Évidemment on peut penser au Buried de Rodrigo Cortés, mais Tunnel ne se focalise pas uniquement sur le point de vue du personnage central. On a également droit aux péripéties qui se déroulent à l'extérieur, et notamment celles incluant Se-Hyun, la femme de la victime.

« Les meilleurs romans que j’ai écrits » déclarait Edith Pargeter, la reine britannique du roman médiéval. Redécouvrez en édition intégrale cette saga qui préfigure Les piliers de la Terre ou Le nom de la rose.


"L'arbre du paradis" d'Ellis Peters

Edith Pargeter est connue en France en tant qu'Ellis Peters, pseudo sous lequel elle a écrit les séries policières de l'inspecteur False et du frère Cadfael (à découvrir aux édition 10/18). Mais c'est sous son vrai nom qu'elle a signé, entre 1935 et 1995, pas moins de trente romans prenant l'Angleterre médiévale pour cadre. Et c'est avec cette trilogie de L'arbre du paradis qu'elle estimait avoir atteint son sommet.

Harry Talvace, jeune tailleur de pierre ambitieux, conclut un terrible pacte avec le riche seigneur de Parfois, Ralf Isambard : il a les mains libres pour édifier la cathédrale de ses rêves, mais s'il trahit son seigneur, on lui arrachera le cœur. Quinze ans plus tard, son fils, tout aussi ardent et obstiné, ivre de vengeance, croisera aussi la route du vieux loup Isambard.

A l'occasion des cent ans de Danielle Darrieux, Clara Laurent, originaire de Nice, publie la première grande biographie consacrée à cette actrice exceptionnelle, qui a marqué en huit décennies de carrière l'histoire du cinéma, mais aussi celle des femmes. Interview de l'auteure.


"Danielle Darrieux, une femme moderne" de Clara Laurent:  la première véritable biographie d'une actrice centenaire
Danielle Darrieux se raconte un peu dans un beau livre de photographies publié en 1993. Elle reste elliptique sur nombre de films qu’elle juge sévèrement, et demeure de façon générale très discrète sur sa vie personnelle. La lecture de ce livre m’a donné envie d’en savoir plus sur cette immense actrice. Or très peu d’ouvrages proposaient d’aller plus loin dans l’analyse de sa carrière, alors qu’elle représente un monument du cinéma

Un survival dans l'espace, ça vous dit ? Un de plus me direz-vous ; c'est vrai que de Alien à Gravity, les références ne manquent pas, pourtant ce Life se révèle digne d'intérêt !


Life : origine inconnue
Doté d'une réalisation soignée, de solides effets spéciaux et d'une bonne dose de suspense, Life est un divertissement à sensations fortes réussi. Dès le départ, on y découvre, dans un faux plan-séquence ambitieux, l'équipage de l'ISS (station spatiale internationale), qui récupère des échantillons prélevés sur Mars. Après analyse et quelques essais, les astronautes découvrent la présence d'un organisme vivant extraterrestre. La suite, on s'en doute, va virer au cauchemar pour chacun d'entre eux.
Sans être aussi original et tendu que le "huitième passager", l'organisme nommé Calvin va tout de même instiller le frisson chez son spectateur et donner du fil à retordre à ses personnages.

Séries T.V.





Créée par le visionnaire et maître du déjanté , Baz Luhrmann, "The Get Down" s'aventure dans le Bronx des années 70 rythmé par la sensualité du Disco et la puissance d'un Hip-Hop naissant.


The Get Down
The Get Down retrace en musique l'histoire d'une bande d'adolescents du Bronx cherchant désespérément à donner un sens à leurs vies. Entre gangs, drogue, pauvreté, religion et politique, la musique semble être leur seule échappatoire... À quel prix ?

Enjouée et méchamment grinçante, cette comédie policière à l'humour vache aurait largement mérité une sortie dans les salles de cinéma françaises. Qu'à cela ne tienne, sa sortie en DVD va faire le bonheur des impertinents !


War on everyone : Au-dessus des lois
Après un tour remarqué au festival de Beaune, War on Everyone débarque en DTV. Ce divertissement d'action, bien barré, donne carte blanche à un duo de flics irrévérencieux, Terry et Bob, qui s'adonnent au chantage et à la cocaïne tout en faisant preuve d'une absence totale de scrupule.
Pour son troisième film, le réalisateur irlandais John Michael McDonagh lorgne du côté du "buddy movie" et s'en donne à cœur joie, façon Guy Ritchie. Même si le rythme n'est pas endiablé, on ne s'ennuie pas une seule seconde et la machine s'emballe au fil des minutes.
Si vous aimez les ambiances "old school", les looks stylés, les débordements et la castagne, ce long-métrage est fait pour vous. C'est un mélange entre Starsky et Hutch et L'arme fatale, à la sauce humour transgressif. À titre de comparaison, dans ce registre peu répandu au cours des dernières années, War on Everyone fait mieux que The Nice Guys.

Séries T.V.





Vous n'avez pas entendu parler de « Big Little Lies » ? Au-delà d'un casting prodigieux, cette mini-série d'une justesse et d'une force remarquable délivre un message crucial.


Big Little Lies

Big Little Lies suit le quotidien parfaitement imparfait de Jane (Shailene Woodley), Madeline (Reese Witherspoon) et Céleste (Nicole Kidman), trois mères de famille qui habitent la petite, mais pas si paisible que ça, ville de Monterey. Au programme : des secrets, des mensonges et un cadavre... Mais qui ? Comment ? Et surtout pourquoi ?


Non, ce n'est pas Desperate Housewives.

Dépositaire du fabuleux héritage de Stereolab, la docte Laetita Sadier sort son quatrième ouvrage solo : plongée dans les théorèmes avant-gardiste d'une rétropop aussi sensuelle qu'intellectuelle


LP "Find Me Finding You " de Laetitia Sadier Source Ensemble : critique de la chanson pure
Lorsque la chanteuse française Laetitia Sadier forma en 1990 avec le guitariste anglais Tim Gane, le groupe expérimental Stereolab, se figurait-elle qu'un quart de siècle après, sa musique marquerait encore de son empreinte la  scène pop expérimentale ? En effet, aujourd'hui plus qu'hier, alors que Stereolab s'est tu depuis sept ans, d'innombrables groupes de part et d'autre du channel s'emparent de son style unique, à la fois avant-gardiste et vintage, pour retravailler un matériau inépuisable; Rien qu'en France, la nouvelle génération surdouée des Aquaserge, des Forever Pavot, des Dorian Pimpernel, des MoodoÏd ne cessent de propager les préceptes psychédéliques de leur maîtresse à composer la pop. Impossible alors de ne pas reconnaître dans leur créativité, leur besoin permanent d'expérimenter formes musicales et textuelles, leur obsession d'une modernité artistique entre détachement et gravité, l'ombre de la commandeure Sadier. Ils ont réalisé qu'à sa suite ils trouveraient le graal de leur singularité.

Jeu clôturé !


16 places de cinéma à gagner
La réponse était : Juliette Binoche
C'est sous un nouveau pont
(cf Les amants du Pont Neuf) que j'ai incarné à coeur ouvert (cf A coeur ouvert) la vie d'une autre (cf La Vie d'une autre).
A la fois bleue, blanche et rouge (cf. le trio de films de Kieslowski Trois Couleurs), ma filmographie s'agrémente d'étoiles
(comprendre : joue de plus en plus dans les films américains !) auprès du vampire le plus sexy du cinéma (Robert Pattinson -cf. Twilight- avec qui elle joue dans Cosmopolis) et de la première femme du monde (cf Scarlett Johansson -cf.Lucy- avec qui elle joue dans Ghost in The Shell).



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Derrière une couverture hideuse se cache la suite non officielle, mais vendue comme telle, des aventures d'un célèbre sorcier balafré. Amoureux de la littérature comme Pottermaniaques, passez votre chemin.


Dieu que cette couverture est moche

Sur le quai 9 ¾ de la gare de King's Cross, un sorcier à cicatrice accompagne son jeune fils au Poudlard Express. La pièce commence exactement là où Harry Potter et les reliques de la mort se terminait, et se poursuit en passage de relais entre deux générations, où les enfants Potter, Wesley-Granger et Malefoy auront à assumer un héritage encombrant. Malgré cette allure de suite, le canon officiel n'a pas été touché. Harry Potter et l'enfant maudit n'est pas le tome 8 de la saga, comme en témoigne l'absence de numérotation ou les dénégations de la maison d'édition et de J.K. Rowling, qui a participé à l'histoire mais refusé d'écrire.

La ligne a donc été de protéger le sacro-saint canon pour ne pas heurter les fans trop véhéments (le lynchage de George Lucas en 1999 est toujours dans les mémoires), mais aussi de générer un flou artistique permettant de gonfler les ventes (les termes de « huitième tome » ou « suite officielle » n'ont jamais été employés, au profit de « huitième histoire » ; vous avez dit élément de langage ?). Et tout ça pour quoi ?

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