Le Crabe des Arts

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Toujours dans le top 3 du Box Office français malgré des critiques virulentes depuis sa sortie le 3 Août, "Suicide Squad" déçoit, surtout après la com' très attractive qui nous avait mis l'eau à la bouche, et qui s'inscrit au final comme une vraie publicité mensongère.


Face à une menace dépassant les frontières du réel, le gouvernement décide de faire appel, non pas aux habituels gentils, mais aux impitoyables méchants pour faire le sale boulot. Contraints et forcés, ces super-méchants sortis tout droit des comic books américains embarquent alors pour une mission-suicide d’envergure.

Suicide Squad

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Voici l'exemple typique des franchises qui ne peuvent plus s'arrêter de pondre et qui engrangent des suites vraiment inutiles, fuyez !


Jason Bourne
À moins que vous ne soyez un inconditionnel de Jason Bourne - et encore ! - vous ne trouverez absolument rien de bon à tirer de ce nouvel opus lamentable. Le scénario ne dévoile qu'une seule chose (les circonstances de la mort du père de Jason Bourne) et le film s'étire durant deux vaines heures d'un suspense qui ne fera illusion chez personne exceptés les spectateurs transigeants.
Si vous cherchez un thriller consistant et de qualité, passez votre chemin !

Pourquoi être si sévère me direz-vous ? Eh bien parce que le premier long-métrage lui, signé Doug Liman, inaugurait un renouveau dans le thriller d'action musclé, or ce cinquième épisode ne fait que répéter - maladroitement qui plus est ! - la recette d'un succès désormais éculé. Dès lors quel intérêt à part celui d'annoncer une nouvelle séquelle à venir ?!

Après le diamant noir "Ritual Spirit" de ce début d'année, Massive Attack éclaire davantage nos lanternes impatientes en sortant deux nouveaux titres préfigurant l'album de la renaissance promis en 2016. Sur ces nouvelles bougies un peu fades, le souffle de deux voix pourtant très inspirantes, à l'opposé l'une de l'autre, l'aérienne Hope Sandoval et le souterrain Obaro Ejimiwe alias Ghost Poet.


EP "The Spoils" de Massive Attack : le goutte à goutte se gâte
La voix de la californienne Hope Sandoval n'est pas inconnue dans la galaxie Massive Attack : elle illuminait déjà leur précédent album Heligoland avec son chant de sirène triste, à la fois précis et vaporeux, subtile et nonchalant, teinté du charme discret de son accent west coast. On se rappelle avec délice son sublime et envoûtant "Paradise circus".
Cette fois-ci, elle étire sa voix soupirante sur un flot de cordes mélancoliques dans une ballade qui pourrait parfaitement être le titre phare d'une BO de James Bond. On y retrouve l'atmosphère lyrique des albums 90's du groupe, mais aussi celle de leur alter ego de l'époque "alpha".
En réalité rien de bien nouveau voire, ce qui est plus grave, une certaine absence de cette consistance à laquelle nous avait habitués le duo de Bristol depuis deux décennies, qui, ici, nous perd en route à trop vouloir alléger sa musique. 

Après une présentation à Cannes qui fit grandement sensation, le film d'épidémie zombie sud-coréen débarque en France ! Et il risque fort de satisfaire les amateurs du genre.


Dernier train pour Busan
Alors que des animaux périssent massivement en Corée et que des contrôles sanitaires sont mis en place, Seok-Woo, le patron de la société Biotech, ne se préoccupe que de sa réussite dans le travail. Mais lorsqu'il voit sa fille Soo-An, déçue le jour de son anniversaire, et désireuse de rejoindre sa mère en province, il accepte de l'y accompagner. Les voilà donc partis à bord du dernier train pour Busan, tandis qu'une fulgurante épidémie zombie dévaste tout sur son passage.
Surprenant de vélocité et de nervosité animale, les zombies de Yeon Sang-Ho ressemblent à des meutes de chiens enragés. Bien sûr cela s'est déjà vu - au départ avec 28 jours plus tard de Danny Boyle, puis avec L'armée des morts de Zack Snyder - mais même si l'on est habitué aux courses de zombies, cela n'empêche pas le réalisateur de créer des séquences ébouriffantes et gorgées d'une extrême tension dans lesquelles les protagonistes se retrouvent pris au piège.
Après un démarrage plutôt tranquille, qui plante la situation de Seok-Woo avec sa fille, Dernier train pour Busan prend un virage serré et accélère diablement son rythme pour ne plus nous lâcher jusqu'à son ultime seconde. La propagation du virus y est ahurissante et la diversité des séquences de confrontation où la survie entre en jeu assure le spectacle.

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Héroïne sexy et débrouillarde, plage de rêve et grand requin blanc insatiable, tel est le menu de ce divertissement parfaitement adapté à l'été qui s'écoule. Mais les ingrédients suffisent-ils à faire un bon film ?


Instinct de survie
Évidemment faire un film avec un requin qui veut dévorer des hommes à tout prix, c'est délicat. Surtout quand la disposition de l'affiche rappelle le Jaws de Steven Spielberg. Après, forcément, on est tenté de comparer.
Mais même si on oublie les films de requins, disons que dans le genre "personnage fringuant prêt qui s'apprête à vivre une expérience de rêve dans un décor paradisiaque qui vire au cauchemar", le 127h de Danny Boyle était bien plus efficace et percutant.
Dans Instinct de survie, on ne trouve ni frisson mémorable ni véritable émotion. Pourtant le film a de quoi séduire. D'abord, Blake Lively - vue dans The Town et Savages - qui porte le film sur ses épaules et le sauve du véritable naufrage en se donnant à fond. Ensuite les magnifiques décors d'une île australienne et un rythme plutôt soutenu qui permettent au spectateur peu exigeant de ne pas s'ennuyer.

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Superbe fresque qui retrace l'ascension de l'écrivain acharné Thomas Wolfe, grand oublié de la littérature du XXème siècle. Michael Grandage lui rend un très bel hommage dans ce film au classicisme soigné, mené par un duo d'acteurs en très grande forme.


Genius
Grandage vient du théâtre. En somme Genius est son premier film, et quelle entrée en matière dans le monde du cinéma ! Il s'impose avec un aplomb saisissant en adaptant une biographie consacrée à Max Perkins, éditeur américain à succès du début du siècle dernier, ayant révélé Fitzgerald et Hemingway. En axant sa mise en scène sur le jeu des acteurs - tous en pleine composition, d'ailleurs très théâtraux par moment - il capte littéralement notre attention et nous entraîne dans cette histoire folle basée sur la rencontre entre un éditeur aussi passionné que flegmatique et un écrivain dont la passion restera dominée par une énergie instable et autodestructrice...

Et c'est parti pour un troisième volet d'un purge annuelle américaine... si vous voulez notre avis, restez en dehors de toute cette mascarade !


American Nightmare 3 : Elections
Que cela ne vous étonne pas, la franchise produit des long-métrages de moins en moins efficaces - bien qu'elle conserve son réalisateur de toujours, James DeMonaco.
Pour revenir sur la trilogie en deux mots ; le premier volet avait le mérite d'amener l'idée plutôt novatrice de la purge, le deuxième volet dévoilait des maquillages intéressants (C'est tout ?... Oui !), et ce troisième volet n'apporte absolument rien de neuf à la saga (si ce n'est des voitures sapin de noël et de nouveaux masques). Pour les protagonistes, il s'agit une nouvelle fois de réussir à rester vivant durant la fameuse nuit de la purge au cours de laquelle tous les crimes sont permis. Bien sûr, ce coup-ci il faut protéger une sénatrice candidate aux élections qui ne peut bénéficier d'immunité particulière et qui sera évidemment prise en chasse, mais cela ne permet aucune variation notable.

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Une ribambelle de stars qui cachetonnent et une si grande quantité de poudre aux yeux que cela finit par vous irriter. Voilà le programme de ce deuxième volet, plus inconsistant que jamais.


Insaisissables 2
Alors que le premier Insaisissables ne nous avait pas convaincu, à la sortie de la séance on se demande bien pourquoi on est allés voir cette suite désastreuse. Avec sa palette d'acteurs "bankables" - Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Daniel Radcliffe, Morgan Freeman et les autres - on n'arrive pas à croire que le film soit si peu efficace.
Car la troupe des Quatre Cavaliers, magiciens cambrioleurs, avait de quoi séduire ; et leur nouveau braquage assurait d'être spectaculaire. Mais quelle déception, chers lecteurs ! Voici deux heures d'un spectacle finalement déplorable, dont l'esbroufe de ses effets n'a de cesse de masquer un fil conducteur ténu.

Certains parlent de se vider la tête lorsqu'on va au cinéma... Nous on serait tentés de dire qu'il sert à nous la remplir !! Et on apprécie d'autant plus le 7e art lorsque l'on a quelques références... Les références cinéphiles ? Ça sert aussi à y aller gratuitement, au cinéma !! Voici notre nouvelle énigme... Bonne chance !


16 places de cinéma à gagner
Enigme : Ma peau de porcelaine et mes cheveux de satin ne m'ont pas empêché de jouer une sorcière très appréciée par les autres.

Que ce soit en Australie, sur une froide montagne ou au coeur d'un moulin très chaud, j'excelle dans mes rôles avant d'aller dormir...

Qui suis-je ?


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A remporter : 2 places de cinéma valables dans les cinémas Pathé de Nice (Lingostière, Paris et Masséna)



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Si vous aimez le rock alternatif et que vous ne connaissez pas The Kills, c'est le moment de vous y mettre ! Rien de tel que ce cinquième album pour prolonger les vacances dans une ambiance suave et enivrante.


Pochette noir et or qui leur sied parfaitement

Toujours porté par la voix d'Alison Mosshart, plus chaude et envoûtante que jamais, The Kills révèle une musique qui, moins rock'n roll que les précedents albums, devient plus ténébreuse et onctueuse.
Écrit une nouvelle fois en binôme, Ash & Ice révèle davantage d'émotions et de fragilité après l'accident du guitariste Jamie Hince qui faillit perdre l'usage de l'un de ses doigts. Mais ce dernier revient brillamment en scène et démontre que rien ne sert de gratter comme un forcené, et que plaquer quelques accords de guitare suffit souvent à propulser un morceau vers le divin. Les compositions, entêtantes et rythmées avec nonchalance, se font plus racées et ouvrent sur un vaste univers mâtiné de quelques touches d'électro.

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